Comparatif des meilleurs implants capillaires

Il faut remonter à l’époque de Jules César pour voir apparaître les premières demandes d’implants capillaires.

Mais, ce n’est qu’en 1939 que la première greffe de cheveux fut testée par un dermatologue japonais, le Dr Okuda.

Malheureusement, cette découverte ne dépassera pas les frontières du Japon, et pour cause, la 2ème Guerre Mondiale allait frapper peu de temps après.

La technique du poinçon

Au cours des années 1950, l’implantation capillaire explose dans le corps médical.

C’est à New York que le Dr Norman Orentreich propose ses projets de greffes de cheveux mais, ils seront rejetés par la médecine en place à l’époque.

En 1952, il réalise une première greffe de cheveux sur la calvitie d’un homme. Grâce à Orentreich, la technique du poinçon ou trépan (SPG-Standard Punch Grafting) sera la seule méthode connue pendant de très longues années.

Elle consistait au prélèvements de cheveux par poinçon de 4mm. Chacun des greffons contenait 10 à 20 follicules pileux.

Ces implantations se faisaient par sessions de 50 à 100 greffons car cela demandait un influx sanguin important vers la boîte crânienne.

Beaucoup de contraintes, beaucoup de cicatrices mais surtout, l’esthétisme n’arrivait pas à s’imposer.

Que du contraire! Ce genre de greffes montraient des rangées de cheveux comme celles que l’on retrouve sur la tête des poupées.

De plus, les possibilités de se coiffer étaient très limitées. Enfin, cette technique ne permettait pas de respecter l’implantation typique à l’homme ou à la femme ni de l’évolution naturelle de la chute de cheveux des patients lorsqu’ils vieilliraient.

En 1961, le Docteur Norman Orentreich avait procédé à plus de 200 greffes de cheveux mais la technique du poinçon n’a jamais donné de résultats esthétiques convaincants.

Néanmoins, ce que l’on peut souligner et surtout, mettre en évidence, c’est le principe de donor dominance: les follicules pileux prélevés sur la zone donneuse du patient repoussent sur la zone donneuse du même patient.

Oui, car on ne greffe pas les cheveux d’un tiers. A ce jour, le donneur et le receveur sont une même personne.

Jusque dans les années 70, la seule amélioration apportée à cette technique fut la réduction de la taille du poinçon, qui passe de 4mm à 2mm.

De nos jours, cette méthode est devenue obsolète.

La technique de la bandelette (mini-greffe et micro-greffe)

Pendant les années 70, les grandes greffes, appelées plugs, vont faire place, tout doucement, à une nouvelle technique, la technique par bandelettes appelée mini-greffe et micro-greffe.

Elle sera opérationnelle fin des années 80. Elle consistait à prélever une bande tissu de peau (strip) à l’arrière du crâne et ensuite, à la  diviser en implants, plus ou moins grands afin de façonner une ligne de cheveux naturelle sur le devant et/ou le haut du crâne.

Cette technique allait devenir célèbre grâce à l’ampleur des résultats qu’elle pouvait offrir et ce, jusqu’au milieu des années 90.

Cependant, lors de l’opération, beaucoup de greffons étaient tellement abîmés qu’ils étaient inutilisables. De nos jours, grâce aux microscopes de pointe et à un matériel médical avancé, il a été possible de remédier à ce genre de désagréments.

Les greffes FUE/FUT

En 1995, les Docteurs Bernstein et Rassman démontraient que les cheveux poussent par groupe de 1 à 4 follicules, Follicular Units ou unités folliculaires.

Dès lors, il était facile de comprendre le cycle de vie du cheveu afin de garantir un résultat naturel d’une greffe de plus, la transplantation était, de ce fait, plus fine et plus précise.

A partir de là, la greffe du cheveu ne cessa d’évoluer.

Il existe 2 procédés: la Follicular Unit Transplantation (FUT) et la Follicular Unit Extraction (FUE). Toutes deux utilisent le même principe de découpe/réimplantation des unité folliculaires.

Ce qui les différencie c’est la méthode d’extraction de la zone donneuse sur l’arrière ou le côté du crâne. La FUT utilise le principe de la bandelette tandis que la FUE consiste à extraire des follicules par micro-découpage avec des incisions de 1mm.

Pour les 2 méthodes, on ne greffe que des unités folliculaires, 1500 à 2500 greffons par interventions donc, beaucoup plus qu’auparavant.

Ces 2 techniques sont d’abord rejetées par la médecine américaine ayant des doutes sur leur côté innovant et faisant, surtout qu’elles faisaient de l’ombre à la technique par mini/micro-greffe pourtant très probante et satisfaisante.

Mais les patients FUE/FUT prirent rapidement la défense de ces procédés car plus efficaces que les autres d’un point de vue pratique, esthétique et avec des interventions moins douloureuses.

De plus, elles permettaient un rendu plus naturel, beaucoup plus dense tout en laissant moins de cicatrices sur le crâne.

C’est en 2003 que les premières greffes FUE/FUT de grande ampleur sont réalisées. Il est désormais possible, en une seule intervention de transplanter de 3500 à 6000.

La méthode DHI

En 2008, apparaît une nouvelle technique d’implant capillaire, la DHI (Implantation Directe de Cheveux), fruit de longues années de recherche et de développement.

Un nouvel instrument est utilisé. Il s’agit de l’injecteur de cheveux DHI, de très haute précision qui contrôle l’angle, la profondeur et la direction de l’implantation pour un résultat des plus naturels.

Cet instrument innovant est composé d’une aiguille biseautée et d’une rainure permettant l’insertion du follicule et d’un système de piston à ressort permettant l’injection du follicule dans le cuir chevelu. Grâce à cette précision, il n’est plus besoin de faire de pré-trous, de fentes ni d’incisions afin d’insérer vos greffons.

On peut, dès lors, parler de design capillaire car il s’agit là, de réimplantation artistique.

Greffe de poils corporels

La BHT (Body Hair Transplantation), la greffe de poils corporels est utilisée lorsque le patient ne dispose pas suffisamment de cheveux donneurs afin d’obtenir le résultat souhaité.

Dans ce cas, il est possible de procéder à une implantation de poils corporels du fait de leur ressemblance, en forme et en qualité, aux cheveux.

Les poils des jambes, du ventre, des aisselles, du dos ou encore, du visage conviennent parfaitement pour les greffes capillaires et, dans certains cas, le poils de barbe peuvent, aussi être utilisés.

Il est bon de rappeler que cette technique reste la dernière possibilité d’améliorer une situation existante.

En ce qui concerne le taux de prise, il est de 70% à 80%, ce qui est peu mais, pour certains patients, la technique de la BHT reste l’ultime solution.

Néanmoins, ces patients doivent être conscients qu’il s’agit là d’une solution de dernier recours avec des résultats souvent imprévisibles. Il est impératif que les patients souhaitant une BHT, doivent remplir certains critères, tel que l’indice de la zone donneuse.

Cet indice est obtenu par l’évaluation des propriétés de la zone donneuse, il est obtenu grâce au TDI (Torso Donor Index) qui regroupe 5 critères bien spécifiques: la supériorité de la densité, la similarité des poils et cheveux, le nombre de follicules, la taille de la zone donneuse et la longueur des poils corporels.

Curieusement, les poils transplantés sur le crâne, s’adaptent à la structure du cheveux et deviennent plus longs et plus lisses qu’ils ne le sont sur le reste du corps.

La technique d’implantation de poils corporels est identique à la méthode FUE, la différence est que la zone donneuse est étendue à tout le corps et ne se limite plus aux seuls cheveux.

Implantation de cheveux artificiels

Dans certains cas particuliers, petites zones à greffer, zone donneuse insuffisante ou refus d’une intervention, il est possible de subir une implantation de cheveux artificiels.

Cette technique consiste à une insertion, fibre après fibre, sous le cuir chevelu anesthésié jusqu’à l’obtention d’un résultat esthétique désiré.

On utilise cette technique pour toutes formes d’alopécie, qu’elle soit féminine ou masculine et quel que soit l’âge du patient.

Ce genre d’implantation est aussi utilisée afin de renforcer le côté esthétique obtenu par d’autres techniques d’implantation capillaire.

Les cheveux artificiels (Biofibre) sont biocompatibles. Ils sont fabriqués avec des matériaux qui favorisent la formation de kératine, ils sont résistants à la flexion ainsi qu’à la traction.

Ils peuvent, si le patient le souhaite, être retirés intégralement.

Ils sont esthétiquement semblables à de vrais cheveux et se déclinent en 13 teintes, en différentes longueurs: de 15 à 45cm et de 3 formes différentes: lisses, bouclés et frisés.

Enfin, si le patient choisi de les extraire, aucune cicatrice ne subsistera.

En résumé

On constate que les progrès en matière de greffes capillaires ne cessent d’évoluer à un point tel que, de nos jours et avec des techniques comme la FUT et surtout, la FUE et la DHI, des greffes sont réalisées sans cicatrices avec une esthétique des plus naturelles.

Pour les patients ne souhaitant pas d’intervention chirurgicale, il y a la possibilité de se faire implanter des cheveux artificiels biocompatibles avec pose réversible sans laisser de cicatrice.

Enfin, pour les personnes dont la zone donneuse est faible ou inexistante au niveau du crâne, il existe la BHT qui s’allie à la FUE et, élargi à tout le corps, la zone donneuse.

Il ne reste dès lors, qu’à définir la technique qui vous est la plus appropriée.